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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 10:32

L'atelier de février à 16 h annonçait la conférence de la forêt avec Marilyn Brentegani, ethno herboriste (site : herbaluna.org), et avait lieu à la nouvelle tisanerie, 22, rue de la République à Luzy. Une vingtaine de personnes sont venues échanger leurs expériences et leurs questions à propos des plantes sauvages et des recettes de tisanes et de cuisine. Comment préparer une boisson aux plantes, doit-on mettre de l'eau bouillante? Qu'est-ce qu'une macération à froid? Quelles plantes supportent l'eau chaude et quelles autres non? Combien de temps doit-on laisser infuser ou faire bouillir des racines? Toutes ces questions furent abordées et discutées en groupe, et chacun raconta sa pratique.

Une bonne écoute au milieu de la dégustation!

Une bonne écoute au milieu de la dégustation!

Un public attentif à la conférence sur "La forêt et ses mystères", à 20 h au local de l'Echelle, à Luzy. La forêt morvandelle est en péril, nous voyons tous les jours de plus en plus de coupes à blanc et le massacre du sol par des entreprises forestières peu scrupuleuses. Quel retentissement sur notre vie, notre comportement?

Un public attentif à la conférence sur "La forêt et ses mystères", à 20 h au local de l'Echelle, à Luzy. La forêt morvandelle est en péril, nous voyons tous les jours de plus en plus de coupes à blanc et le massacre du sol par des entreprises forestières peu scrupuleuses. Quel retentissement sur notre vie, notre comportement?

Deux intervenants : Frédéric Beaucher, directeur du Groupement forestier Les Chats sauvages, pour la forêt morvandelle, et Marilyn Brentegani, pour l'histoire de la forêt celte et de ses rites.

Deux intervenants : Frédéric Beaucher, directeur du Groupement forestier Les Chats sauvages, pour la forêt morvandelle, et Marilyn Brentegani, pour l'histoire de la forêt celte et de ses rites.

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 16:59
Mardi 28 janvier, l’association Simplement
vous invite à son Atelier tisanes
Cet atelier a pour thème :
Gare à la gastro !


L’épidémie de gastro bat son plein chaque année au mois
de janvier et touche tout le monde. Elle fait l’objet d’une
alerte spécifique au niveau national et de recommandations
d’hygiène.


Que faire contre la gastro? Se prémunir, guérir, avec les
plantes adéquates et un bon repos.


Suivront l’AG de l’association, le bilan de la trésorière et le
renouvellement des adhésions.


Participation libre, Maison de l’Echelle, à Luzy.



Mardi 28 janvier, Maison de l'Echelle, 11, rue des Remparts, Luzy, de 16 h à 18 h.


Claude Amour, 06 84 20 63 66;
Anne van der Straaten, 06 50 36 46 26.

 

 

Atelier tisanes du 28/2/2020
Gare à la gastro !

(Cf. Passeport santé, Doctissimo, Ameli.fr)

La gastro-entérite est une infection du système digestif qui cause nausées, vomissements, crampes abdominales et diarrhée. Dans la majorité des cas, elle est de courte durée. Les symptômes surviennent rapidement et disparaissent généralement au bout de 1 à 3 jours.

La gastro-entérite a de multiples causes. Il peut s’agir de différents virus, bactéries ou autres micro-organismes (comme les amibes) qui se transmettent principalement par les mains, l’eau et les aliments contaminés. L’intensité et la durée des symptômes varient selon la cause. Les gastro-entérites virales sont de loin les plus fréquentes (plus des deux tiers des cas).

Il y a aussi des gastro-entérites qui sont causées par des bactéries comme la Salmonelle, le Campylobacter, le Shigella, E.coli, Vibrio, Yersinia et le Clostridium difficile. Des parasites peuvent aussi être en cause comme des amibes, le Giardia et le Cryptosporidium.

La diarrhée du voyageur peut se rencontrer chez environ la moitié des visiteurs qui se rendent en Asie (hors Singapour), le continent africain (sauf l’afrique du sud) et en amérique centrale et du sud. Elle est causée par l’eau ou des aliments contaminés. Le plus fréquemment par la bactérie E Coli, puis la Salmonelle, le Campylobacter et le Shigella. Elle survient de 4 à 14 jours après l’arrivée. Elle dure en général de 1 à 5 jours.

On estime qu’environ un cas de gastroentérite sur cinq est causé par une intoxication alimentaire bactérienne. Trois mécanismes peuvent être à l’œuvre :

Ingestion d’aliments contaminés par une toxine. Certaines bactéries (staphylocoque, B Cereus) produisent une toxine dans les aliments, avant qu’ils soient consommés. Cette toxine résiste à la chaleur. La période d’incubation est de 1 à 6 heures et la maladie dure environ 24 heures.

Ingestion d’aliments contaminés par des bactéries qui produisent une toxine une fois qu’ils sont rendus dans l’intestin (C Perfringens, E Coli toxinogène).

Ingestion d’aliments contaminés par une bactérie qui peut pénétrer dans la paroi de l’intestin et qui cause une diarrhée inflammatoire (E Coli entérohémorragique, Salmonelle, Shigelle, Vibrio)

Certains antibiotiques peuvent causer une gastroentérite à Clostridium Difficile. Cette gastroentérite peut être très sévère et mortelle, surtout chez les personnes âgées ou affaiblies par une maladie. C’est une des raisons pour laquelle il ne faut pas prendre des antibiotiques sans raison valable.

Chaque année, des épidémies de gastro-entérite touchent des millions de personnes dans le monde, surtout des enfants. Au Canada, comme en Europe ou aux États-Unis, il y a recrudescence de gastro-entérites virales durant l’hiver. Le novovirus cause la majorité des épidémies de gastroentérite à tout âge. Elle cause de sévères vomissements et dure de 12 à 60 heures. Quant aux gastro-entérites bactériennes, elles surviennent en toute saison, mais elles sont nettement moins fréquentes que les gastro-entérites virales dans les pays industrialisés.

Mode de transmission

La gastro-entérite se contracte par l’une ou l’autre des deux voies suivantes :

Par intoxication alimentaire (gastro-entérites bactériennes surtout). La consommation d’aliments ou d'eau contaminés par des germes peut causer une gastro-entérite. Les aliments qui en véhiculent le plus souvent sont, par ordre d’importance, les fruits de mer, les fruits et les légumes mal lavés, la volaille, le boeuf et les oeufs1.

Par contact avec une personne ou un objet contaminés (gastro-entérites virales surtout). C’est la voie dite « oro-fécale ». On peut contracter la maladie si, après avoir touché une personne contagieuse ou des objets ou surfaces contaminés, on porte les mains au visage ou on prépare un repas sans s’être bien lavé les mains. Une personne atteinte est contagieuse à partir du moment où les symptômes commencent et jusqu’à environ 48 heures après leur disparition.

Quelques aliments pouvant causer des intoxications alimentaires

Du boeuf haché insuffisamment cuit, contaminé par la bactérie E. coli 0157:H7. Ce type d’intoxication porte le nom de maladie du hamburger ou syndrome du barbecue.

Des huîtres fraîches contaminées par la bactérie Vibrio vulnificus.

Des légumes à feuilles vertes contaminés par la bactérie E. coli 0157:H7. En 2006, aux États-Unis et au Canada, près de 200 personnes ont été intoxiquées après avoir consommé des épinards crus préemballés, contaminés par cette bactérie2.

Des oeufs contaminés par la bactérie Salmonella.

De l’eau ou de la nourriture contaminée par le virus de Norwalk.

Des fruits contaminés par la bactérie E. coli entérotoxinogène (ETEC) dans un pays où les conditions sanitaires sont déficientes.

Des champignons vénéneux.

Symptômes de gastro-entérite

Une perte d'appétit.

Des crampes abdominales.

Des nausées et des vomissements qui apparaissent brutalement.

Une diarrhée très aqueuse.

Une légère fièvre (38 °C ou 101 °F).

Des maux de tête.

De la fatigue.

Signes de déshydratation

Une sécheresse de la bouche et de la peau.

Des envies d’uriner moins fréquentes et une urine plus foncée que d'habitude.

De l’irritabilité.

Des crampes musculaires.

Une perte de poids et d'appétit.

Une faiblesse.

Des yeux creux.

Un état de choc et un évanouissement.

Mesures préventives de base

Pour prévenir la contamination de personne à personne

Se laver les mains et laver celles de son enfant régulièrement à l'eau et au savon (surtout avant de manger, avant de préparer les repas, après être allé aux toilettes et après avoir changé une couche).

Bien laver les vêtements souillés par la diarrhée ou les vomissements.

Nettoyer tout objet souillé par la diarrhée ou les vomissements avec un javellisant (surtout la toilette et le lavabo).

Ne pas partager d'ustensiles ou de nourriture avec une personne qui a la gastro-entérite.

Ne pas partager de serviettes de bain.

Ranger les brosses à dents séparément.

Éviter le plus possible les contacts directs avec une personne qui a la gastro-entérite.

La gastro-entérite est une maladie très contagieuse. Il convient d'adopter des mesures d'hygiène afin d'éviter la ré-infestation du malade et la contamination de son entourage. Pour cela, il est important de :

Bien se laver les mains, notamment après chaque évacuation, avant de préparer les repas et de manger,

Ne pas se toucher la bouche ou le nez sans s'être lavé les mains avant; 

Utiliser des mouchoirs en papier à usage unique que l'on jette;

Eviter de partager des objets de toilette comme la brosse à dents et des couverts,

Désinfecter régulièrement les toilettes et lavabos (notamment après chaque diarrhée et vomissement);

Désinfecter également tout ce qui est fréquemment touché : poignées de porte, télécommande, téléphone...;

Eviter les lieux très fréquentés lorsque l'on est malade. 

Ces mesures simples sont souvent négligées. Pourtant, le meilleur moyen de combattre une épidémie, c'est bien d'empêcher la contamination. 

Réhydratation

D’abord, quand il y a des vomissements, attendre quelques heures après qu’ils aient cessé avant de boire ou de manger pour permettre au système digestif de se remettre. Les jeunes peuvent toutefois tenter de boire une solution de réhydratation quand ils ont passé 30 minutes sans vomir.

Ensuite, boire de petites gorgées d'eau ou de solution de réhydratation. On en trouve en pharmacie (Gastrolyte®). On peut en fabriquer soi-même, ce qui est moins recommandé (voir les recettes ci-dessous). Éviter d’en consommer une trop grande quantité d’un seul coup. Au début, on conseille de prendre environ 1 c. à soupe de solution toutes les 10 minutes, puis d’augmenter graduellement.

Si les vomissements reprennent, attendre 30 minutes, puis réessayer d’absorber un peu d’eau ou de solution de réhydratation.

Éviter l'alcool, qui déshydrate et irrite le système digestif. Éviter aussi de boire plusieurs verres de boissons gazeuses sucrées par jour (cola notamment). Leur contenu élevé en sucre peut aggraver la diarrhée.

Alimentation

Tant que les malaises persistent, mieux vaut éviter de consommer les aliments suivants, qui aggravent les crampes et la diarrhée :

les produits laitiers;

les jus d'agrumes;

la viande;

les plats épicés;

les friandises;

les aliments riches en gras (dont les fritures);

les aliments qui contiennent de la farine de blé (le pain, les pâtes, la pizza, etc.);

le maïs et le son, qui sont riches en fibres;

les fruits, à l'exception des bananes, qui seraient plutôt bénéfiques, même chez les jeunes enfants de 5 mois à 12 mois3;

les légumes crus.

Une fois les nausées disparues, réintroduire graduellement une alimentation solide en privilégiant certains aliments plus faciles à digérer. Les féculents, comme le riz blanc, les céréales sans sucre, le pain blanc et les craquelins, sont habituellement bien tolérés et réduisent la diarrhée. Cesser de manger si les symptômes reviennent. Ensuite, ajouter progressivement les fruits et les légumes, le yogourt, puis les aliments protéinés (la viande maigre, le poisson, les oeufs, le fromage, etc.).

Conclusion du médecin :

On peut très bien se guérir soi-même de la gastro-entérite. La plupart sont virales et ne sont pas guéries par la prise d'un médicament antibiotique. Penser à se réhydater. La réhydratation orale fonctionne très bien la plupart du temps!

La gastro-entérite virale dure généralement moins de trois jours, guérit sans traitement et ne réapparaît pas à court terme.

Exit les diètes compliquées et l'exclusion prolongée de la nourriture solide. Il vaut mieux recommencer la nourriture solide dès que possible.

En complément :

 Probiotiques. Les probiotiques sont des micro-organismes utiles pour notre flore intestinale. Leur consommation peut réduire la durée et l’intensité des symptômes de la gastro-entérite12. Les souches efficaces en cas de gastro-entérite aiguë sont les lactobacilles (notamment Lactobacillus caseii GG et Lactobacillus reuteri) et la levure Saccharomyces boulardii12. En outre, les probiotiques peuvent réduire les risques de contracter une diarrhée infectieuse (rotavirus, E.  coli, turista), tant chez les enfants que les adultes.

 Psyllium (Plantago sp.). Le psyllium peut être utile pour réduire la diarrhée. En effet, comme le mucilage qu’il contient absorbe l’eau dans l’intestin, il rend les selles plus consistantes. Comme le psyllium ralentit également la vidange de l’estomac et de l’intestin, il permet à l’organisme de réabsorber plus d’eau. Des résultats positifs ont été obtenus auprès de personnes ayant une diarrhée causée par la prise de certains médicaments ou atteintes d’incontinence fécale.
Dosage
Prendre de 10 g à 30 g par jour de psyllium, en doses divisées, avec un grand verre d’eau. Commencer par la plus petite dose et l'augmenter jusqu'à obtenir l'effet désiré. Il pourrait être nécessaire d'augmenter la dose jusqu'à 40 g par jour (4 prises de 10 g chacune).
Mises en garde. La prise régulière de psyllium pourrait nécessiter un ajustement du traitement antidiabétique. De plus, la consommation de psyllium réduirait l’absorption du lithium.

 Graines de lin (Linum usitatissimum). La Commission E et l'ESCOP reconnaissent l'usage des graines de lin pour soulager à court terme l'irritation et l’inflammation des muqueuses de l’estomac et de l’intestin. Le mucilage des graines de lin formerait une couche protectrice sur la muqueuse intestinale.
Dosage
Faire tremper de 5 g à 10 g de graines broyées ou moulues dans 150 ml d'eau tiède durant 20 à 30 minutes; filtrer et boire le liquide.

 Menthe poivrée (Mentha piperita). L’ESCOP reconnaît l'usage des feuilles de menthe poivrée (par voie orale) pour soulager l’inflammation des muqueuses de l’estomac et de l’intestin. Traditionnellement, la menthe poivrée a été employée pour favoriser la digestion, soulager les nausées et calmer la douleur.
Dosage
Prendre de 3 à 4 tasses d'infusion par jour (infuser, pendant 10 minutes, 1 c. à soupe de feuilles séchées dans 150 ml d'eau bouillante).

 Pharmacopée chinoise. Il semble que la préparation Bao Ji Wan (Po Chai) puisse contribuer à traiter les gastro-entérites. Elle tonifierait le système digestif et faciliterait la digestion. À utiliser dès les premiers signes de nausée et de diarrhée.
Les racines et les feuilles d'isatis (Isatis tinctoria) sont aussi utilisées en médecine chinoise pour soulager la gastro-entérite. Quant au gingembre, c’est un antinauséeux. Il est nécessaire de consulter un praticien formé en Médecine traditionnelle chinoise.

Des traitements de phytothérapie ou d' homéopathie sont également utilisés en cures de courte durée. On peut par exemple citer les tisanes de feuilles d’aigremoine (Agrimonia eupatoria) ou de baies sèches de myrtilles pour assainir l’intestin, les préparations à base d’argile verte ultra-ventilée ou encore des infusions de gingembre contre les nausées. 

Autres plantes utiles contre la diarrhée en tisanes principalement :

La salicaire (Lytrum salicaria), qui contient des tanins galliques, des anthocyanosides ; elle est astringente, anti-diarrhéique, et antiseptique, anti-inflammatoire.

Le noyer (Juglans regia), la feuille contient des tanins, des naphtonquinones, des flavonoïdes, une HE et de l’acide ascorbique ; propriétés anti-diarrhéiques, bactéricides ; dépuratives, utiles en cas d’insuffisance veineuse et d’hémorroïdes.

La camomille (Anthemis nobilis) : anti-inflammatoire, digestive, anti-spasmodique ;

Le cassis, le grand plantain (Plantago major), la guimauve, l’alchémille, les racines de benoîte, la pimprenelle (Sanguisorba officinalis), le gingembre.

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 20:56

 

La présence de la journaliste du Journal du Centre au Morwan Café, lors de l'atelier sur les plantes anti-inflammatoires, nous vaut une bonne publicité pour l'association! Merci à tous les adhérents présents pour ce bel après-midi.

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 12:17

Petite chronique de Fallopia japonica (renouée du Japon)

Fallopia japonica,
une « amie » qui vous veut du bien

Texte de Laurent Taillebois

Blog de Laurent : plantaisons.com

 

" Mais qu’est ce qu’on n’entend pas à mon sujet, c’est regrettable…
Il semble que tout le monde me déteste.
Je ne serais pas là où il faut… Je serais un truc trop envahissant. J’étoufferais les autres en cherchant à prendre leur place. Je ne servirais à rien, uniquement à provoquer des problèmes.
On me voit partout et on ne me connaît pas, on ne cherche pas à me comprendre ou à s’adapter à mes singularités.
Pendant tout ce temps, c’est vrai, je prolifère et on me voit encore plus chaque printemps.

Je suis la renouée du JaponFallopia japonica, en latin. Mon nom commun indique que je suis une étrangère, ça démarre mal ! Je m’appelle renouée… J’ai un homonyme, la renouée des oiseaux, que les jardiniers trouvaient envahissantes, mais je n’ai rien à voir avec elle comme vous le verrez. Vous m’avez certainement déjà vue et même parlé de moi au détour d’une conversation. Je ne passe pas inaperçue avec mes tiges comme du bambou.
Mais m’avez-vous déjà mangée? Avez-vous profité de mes propriétés médicinales?  Elles pourraient vous soulager de quelques maux bien plus problématiques que ma croissance au bord des chemins!
Savez-vous que je suis un excellent fourrage que les chevaux, chèvres, moutons et autres boeufs apprécient dès ma pousse printanière?


Ah oui… Je commence à vous intéresser. Etes-vous curieux de mieux me connaître?

Alors laissez-moi vous conter.

Je suis une plante d’origine exotique. Le bassin de mes ancêtres est l’Asie, la Chine particulièrement. Je suis connue là-bas depuis des millénaires et les hommes ont appris à m’apprivoiser car mes qualités ne tardent pas à se voir quand on s’intéresse à moi.
Je suis arrivée en Europe après un très long et lent voyage. Les botanistes notent mon arrivée en France en 1939. Les caravanes commerciales devant trouver de la nourriture abondante en tout lieu ont eu l’idée de me planter sur les bords de route. J’ai pu comme ça coloniser des milliers de kilomètres carrés pour finir dans la panse de quelques mammifères et arriver en Europe. Ces derniers temps, ma colonisation a été accélérée, ils sont là les reproches. Avec la mode des jardins paysagés, on m’a plantée partout, est-ce ma faute? Ma croissance rapide, ma beauté, il faut le dire, et ma grande capacité d’adaptation m’ont donné le titre de reine des jardins, pour un temps. Une fois que je suis bien implantée, pas grand-chose ne peut arriver à bout de mes touffes de tiges.

Laissez-moi me décrire : je suis une plante vivace, annuelle. Je pousse dans des endroits pauvres et maltraités comme les friches, les talus ou autres tas de gravats.
Je pousse très bien dans des endroits très riches, aussi. Je ne fais pas la difficile.
Une fois que mes rhizomes sont installés jusqu’à 4 mètres de profondeur, je prolifère car entre plants, on s’entraide. Au printemps je pousse en asperge. Ces tiges poussent de quelques centimètres par jour jusqu’à faire de grandes cannes qui atteignent entre 1 m et 3 m, certaines montent à 4 mètres. A l’extrémité de mes tiges qui ressemblent à du bambou se déploient de larges feuilles en forme de coeur (c’est mignon). Mon couvert végétal ne passe pas inaperçu et l’ombre que je provoque rend difficile la pousse de plantes concurrentes. Je finis, entre la densité de mes racines et de mon feuillage, par supprimer toute autre espèce. C’est ce qui fait peur, j’avoue, j’ai tendance à me sentir tout de suite bien là où je suis. Mais peut-on me reprocher d’avoir eu envie de mettre toutes chances de mon côté? Je prépare le terrain pour des arbres qui vont arriver par prendre le dessus sur moi. Ça personne ne le dit.

 

Pour me faire apprécier de tous, j’ai beaucoup d’autres qualités, les voici.

Déjà, je suis facile à trouver. Pour me récolter, il faut s’assurer que je ne me suis pas installée dans une friche industrielle ou dans des gravats. Mes grands rhizomes et ma capacité à fixer tous les métaux présents autour de moi pourraient rendre toxiques les racines qui y seraient récoltées. Vous devez donc choisir un endroit non pollué, éloigné des routes passantes. Oubliez les bandes colonisées le long de la route d’Autun, après la gare de Millay, ne pensez pas à me manger quand vous avez le moindre doute sur l’histoire du sol qui m’a accueillie. En revanche, sur le bord éloigné d’une route de campagne, dans le Morvan par exemple, le long d’un chemin ou dans le jardin, regardez-moi avec envie et dévorez-moi.

Vous me reconnaîtrez facilement dès le printemps. Je repousse là où j’étais implantée la saison précédente. Si un broyeur indélicat a coupé mes tiges et que des petits morceaux de 2 ou 3 centimètres ont échappé au carnage, il y a de fortes chances pour que je me sois même étalée. Eh oui, me broyer pour lutter contre mon envie de vivre est la pire des bonnes idées.


Pour arrêter de m’étaler, il faut me manger :

  bêtes et gens, je vous y invite!

Vous pourrez me déguster dès mes premières pousses. Les asperges sont délicieuses en salade. Vous pouvez me cuire comme des asperges plus classiques. Voici quelques recettes. 
Lorsque mes tiges sont plus grandes, vous pouvez m’éplucher et me presser. Mon jus est acidulé comme de la rhubarbe. Les enfants d’Asie le savent bien et je suis souvent mâchée et sucée sur le chemin de l’école. Ma sève peut être faite en sirop ou en jus qui vous étonnera et vous apportera sels minéraux et vitamines. Pensez à bien m’éplucher et à ne pas abuser de mon goût car je contiens de l’acide oxalique qui peut être contre-indiqué chez les goutteux.

Lorsque je me déploie, tout au long du printemps, mes feuilles sont tendres et douces. Elles remplacent les feuilles de vigne pour faire des bouchées au riz. Vous pouvez me mettre dans du rhum à macérer pendant un mois. Je vais donner à l’alcool un délicieux et subtil parfum de fleurs. Vous apprécierez aussi mes vertus médicinales à cette occasion. Nous en reparlerons un peu plus loin.
Mes feuilles peuvent se faire sécher tout l’été et être bues en tisane. Elles peuvent aussi remplacer le tabac, la combustion lente donne une fumée agréable qui ne contient pas de nicotine.
A l’automne, quand il ne reste plus beaucoup de choix pour les butineurs, je couvre mes parties supérieures de grappes de fleurs au parfum délicat qui offrent des possibilités mellifères importantes. Je donne un miel dense et parfumé. Je suis certaine que mes fleurs pourraient rentrer dans des boissons rafraîchissantes originales. Tout reste à explorer. En revanche, ne cherchez pas mes fruits. Ils sont minuscules et stériles. Je me reproduis par bouturage, un oeil d’asperge suffit ou un petit morceau de tige.

Quand l’automne s’est installé, c’est là que je fais profiter les humains de mes meilleurs atouts. Il faut un peu de courage et de détermination pour aller arracher mes racines. J’aime les faire grosses et ramifiées. Avec une bêche à dents, une pioche et de l’énergie, vous arriverez à m’extraire du sol pour me laver, me broyer et me faire sécher.
Vous pourrez alors préparer différentes potions en fonction de ce que vous préférez pour bénéficier de mes propriétés médicinales. C’est dans mes rhisomes que je concentre le plus de ce composé miraculeux appelé RESVERATROL. C’est un composé connu. Vous en avez déjà entendu parler dans un fruit bien plus connu que moi qui donne une boisson appréciée…
Le [resse véra trolle] est le fameux anti-oxydant du vin. Mis à toutes les sauces de l’industrie cosmétique, il est considéré comme le polyphénol de jouvence.

Un concentré de jouvence


Eh oui, je suis un concentré de jouvence. Vous commencez à me regarder d’un oeil différent. Êtes-vous prêt à écouter toutes mes qualités?

Je suis :
– digestive;
– diurétique;
– antipyrétique (diminue la fièvre);
– hypotensive;
– anti-cancer;
– anti-douleur;
– cardio-protectrice;
– anti-inflammatoire.
Oui, tout ça et plus encore…

Je suis utilisée en médecine traditionnelle chinoise depuis toujours. Je suis l’une des racines les plus importantes avec le ginseng. On m’apprécie pour la circulation sanguine et l’élimination des toxines. Je lutte efficacement contre la constipation, les douleurs articulaires, les lésions traumatiques, les troubles menstruels, mais aussi l’arthrite.
Mes jeunes feuilles peuvent être malaxées pour stopper les hémorragies. Elles agissent également comme un anti-douleur local. 
Dans le domaine de la médecine moderne, mon rhizome, présentant jusqu’à 50 fois plus de resvératrol que dans la tige, bénéficie d’une grande réputation. En effet, il est utilisé dans les traitements de l’hépatite, la bronchite chronique,  le cancer, l’athérosclérose, la diarrhée, la leucorrhée, l’hypertension, les morsures de serpent ou les brûlures.
Toujours en médecine traditionnelle, mes tiges épluchées, séchées et broyées servent de compléments alimentaires dans le processus d’amollissement des selles. Elles favorisent également l’évacuation urinaire.

Les études les plus récentes de mes propriétés thérapeutiques me donnent un avenir très prometteur. Avez-vous remarqué comme la nature est bien faite? Les humains constatent un nombre important de maladies de Lyme, un envahissement des forêts par les tiques et en même temps on me laisse la chance de me développer pour vous offrir ma protection et mes soins contre ce fléau.
Oui, avec tous mes bienfaits conjugués, je suis aussi utile pour lutter contre les symptômes inflammatoires de la maladie de Lyme. Vous trouverez sur ce site internet un excellent article qui décrit les mécanismes et le protocole de lutte contre Lyme. Les vertus anti-inflammatoires, qui aident à gérer les symptômes de l’arthrite de Lyme, sont très précisemment décrites.

Alors? On est réconciliés? Vous m’avez peut-être jugée un peu vite?

Je vous pardonne.


Comment savoir si vous ne prenez pas le temps de me connaître et de m’apprécier? C’est chose faite maintenant.
Vous souhaitez me consommer? Ce n’est pas très facile… Tout se mérite finalement.
Vous pouvez m’acheter en gélule, toute broyée ou macérée. Vous n’aurez que votre confiance pour savoir ce que ces bonbons pharmaceutiques contiennent. C’est facile de s’en procurer. Une recherche rapide sur internet vous fera en trouver à un tarif élevé.
Je vaux de l’or pour qui sait m’exploiter.
C’est pour ça que vous ne me trouverez pas au coin de la rue.

Oui… Malgré toutes les bonnes choses que j’offre et malgré les faibles risques d’intoxication que je fais courir, je suis interdite à la vente. Je ne fais pas partie des 142 plantes autorisées dans le commerce.
Alors pour m’apprécier pleinement en attendant que la loi soit réformée et que les lobbies de la pharma-chimie puissent me libérer pour vous tous, il vous reste à aller me récolter, me laver, me broyer, me faire sécher et me réduire en poudre. Ce qui peut prendre un temps certain.

Dégustation

Avec cette préparation de base, vous pourrez me mettre dans de l’alcool à hauteur de 200g pour 1 litre d’alcool à 40% et me laisser macérer un mois. Avec cette teinture-mère, vous pourrez prendre 10 gouttes chaque matin dans un verre d’eau pour bénéficier des qualités du resvératrol.

Vous pouvez aussi préparer une décoction en faisant bouillir de 5 à 30 grammes de mes racines préparées dans un litre d’eau. Après 20 minutes d’ébullition, laissez refroidir et buvez la préparation au cours de la journée.

Ma racine broyée finement peut aussi être ajoutée au café et extraite à l’eau sous pression du percolateur. Mon goût est agréable et vous bénéficierez rapidement de mes qualités médicinales simplement.

Comme vous l’avez compris, je suis une plante si intéressante et si généreuse que je ne peux que vous inviter à célébrer mon sacrifice. Soyez assuré que vous vous sentirez bien pour de nombreuses années en ma compagnie, je l’espère.

Il ne vous reste plus qu’à me déguster aujourd’hui en racine en attendant le printemps où mes asperges vous attendront à coup sûr.

Toutes ces données sur ma personnalité sont à caractère informatif. Elles résultent d’une recherche et d’une synthèse des publications officielles sur la renouée du Japon sur différents sites web spécialisés dans l’herboristerie et la phytothérapie.

Les expérimentations culinaires et les préparations végétales pour améliorer le bien-être sont décrites ici par Laurent Taillebois, paysan herboriste autodidacte et autoproclamé sur le territoire de Luzy (58). Il m’étudie et a mis en application tous ces points depuis un bon moment déjà.

Considérée comme un complément alimentaire favorisant le bien-être, je ne voudrais pas faire de diagnostic, ni de pharmacie. Comment voulez-vous qu’une plante aient ces ressources?…

Signé : Fallopia

Texte rédigé à l’occasion de l’atelier tisane du 13 novembre 2018, animé par Claude Amour de l’association Simplement qui promeut le bien-être par les plantes.

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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 20:58

 

Atelier du 15 juin 2018

Boissons estivales et vins apéritifs

 

Pour ce dernier atelier de l’année et à l’arrivée de l’été, nous allons nous réjouir de tout ce que peut nous offrir la nature, à ne plus savoir où donner de la tête, et échanger nos expériences de transformation des feuilles, fruits et racines en de délicieux breuvages pour tous.

Nous discuterons des vertus et autres principes actifs des sirops, limonades, probiotiques, vins spiritueux, apéritifs alcoolisés ou non, et nous les goûterons autant que possible !

Car il faut boire quand il fait chaud, boissons fraîches ou brûlantes, tout pour se désaltérer, le corps étant constitué principalement d’eau.

PS : A la fin de l’atelier, les adhérents de Simplement sont conviés à l’assemblée générale de l’association, qui donnera les comptes de l’année, et délibérera sur la suite des activités dès la rentrée !

Venez nombreux au local Horizon, à Luzy, vendredi 15 juin, de 16 h à 18 h.

 

 

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22 février 2018 4 22 /02 /février /2018 10:46
Le  samedi 10 mars, l'atelier tisanes a eu l'occasion d'accueillir Nathalie Macé, enseignante à l'Ecole des plantes de Paris, qui a fait une conférence le lendemain à la Journée portes ouvertes de l'Echelle.

Le thème de cet atelier était la reprise de la rhumatologie; Nathalie Macé a participé avec des reproductions de plantes citées captées sur son ordinateur. Bonne ambiance, la dégustation a toujours de nombreux amateurs.

Regardez en l'air, regardez la terre, c'est bientôt le printemps, ça bourgeonne de tous les côtés!

Reprise du thème sur la rhumatologie; bonne affluence et super ambiance.
Reprise du thème sur la rhumatologie; bonne affluence et super ambiance.
Reprise du thème sur la rhumatologie; bonne affluence et super ambiance.
Reprise du thème sur la rhumatologie; bonne affluence et super ambiance.

Reprise du thème sur la rhumatologie; bonne affluence et super ambiance.

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 22:51

 

 

L'association Simplement organise,

 au local Horizon à Luzy,

un atelier tisanes,

le vendredi 12 janvier 2018,
de 16 h à 18 h.

 

Le thème de cet atelier est
"la gastro ou les problèmes de digestion".

 

La tisane digestive est appropriée après les fêtes, où l’organisme est

Surchargé de gras et de sucré. Le foie est au travail mais il fatigue.

Il faut l’aider à éliminer les toxines.

Chacun peut amener les herbes de sa cuisine ou de son choix.

 

On dégustera, on commentera, on apprendra les propriétés médicinales

 de la tisane digestive.


Participation financière libre au profit de l'association Horizon.

 

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Cadeau De La Terre

  • : Blogueuse en herbes
  • : Prendre soin de soi par les plantes, herboriser, déguster les plantes sauvages comestibles. Simplement est une association qui vise à faire connaître les simples. Autrement dit, les plantes médicinales.
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