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11 mars 2021 4 11 /03 /mars /2021 17:35

 

Journée ail des ours
 
L’association Simplement vous propose une sortie printanière à la rencontre de l’ail des ours, cette fois-ci sur une station de Limanton.
Nous récolterons les feuilles avec précaution puis passerons en cuisine pour préparer le délicieux pesto d’ail des ours. Nous déjeunerons ensemble suivant les recettes de plantes sauvages comestibles que vous connaissez.
Nous serons accueillis chez Christine Vandecapelle, qui habite non loin de Moulins-Engilbert. Amenez vos bocaux pour confectionner le pesto, l’huile de votre choix, et autres ingrédients désirés suivant de multiples recettes. Panier, ciseaux, gants, etc.
 
Inscription obligatoire : claude.amour0317@orange.fr.
Rendez-vous sur le parking du supermarché Bi1, de Moulins-Engilbert (58), à 10 h 30.
Participation : 10 .
Claude Amour, 06 84 20 63 66; Anne van der Straaten, 06 5036 46 26.
 
Indications thérapeutiques :

L'ail des ours est le grand attendu du printemps ex-aequo avec la sève de bouleau. Il est synonyme de renouveau, de nettoyage de l'organisme et de retour de l'énergie, car il est riche en vitamine C, diurétique, stomachique et hypotensif. En naturopathie, il est considéré comme un remède utile en cas d'intoxication aux métaux lourds, et notamment à l'aluminium, grâce à sa richesse en sélénium et en acides aminés.

C'est un remarquable protecteur et draineur rénal, un désinfectant urinaire et respiratoire. Pour le système digestif, c'est un régulateur du transit intestinal, aussi bien en cas de diarrhée que de constipation.

Enfin, c'est un protecteur artériel, hypotenseur, hypocholestérolémiant.
On l'utilise frais (feuilles fraîches) en pesto ou cru en condiment, en décoction, en poudre (gélules) et teinture mère.
 
 
 
 
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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 17:56

C'est une recette de printemps, qui se propose de récolter et d'utiliser les pâquerettes "sauvages" qui fleurissent un peu partout. Profitons du fait qu'il y a moins de pollution et que nous pouvons récolter quelques plantes sur les talus ou dans les fossés soigneusement et délicatement.

RECETTE

 

MACÉRATION HUILEUSE DE PÂQUERETTE SAUVAGE  (Bellis perennis)

 

  • Ramasser les fleurs propres *quand le soleil a évaporé l'humidité de la nuit (*pas de tige, pas de feuille) dans un lieu exempt de "pollution", déchets animaux, etc. Attention aux propriétés privées.
  • Les mettre dans un bocal propre après les avoir laissé sécher un moment (1 ou 2 heures),
  • Ne sont utilisées que les fleurs ;
  • Recouvrir d'huile, celle de votre choix. Penser que les huiles dites précieuses (jojoba, amande douce, etc.) rancissent vite. Autour de moi, les pros utilisent svt carthame; d'autres pépins de raisins; moi, c'est toujours huile d'olive.
  • Toutes les fleurs doivent être immergées (quelquefois les premiers jours, il est nécessaire de les maintenir enfoncées avec un petit objet qui supporte l’huile).
  • Quelquefois, il est conseillé d’ôter le couvercle et de mettre un tissu maintenu correctement (élastique, ficelle) ;
  • Penser à noter quelque part la date de cueillette, quelle huile est utilisée, le lieu de cueillette.

        Quoi qu'il en soit, l'huile doit être biologique et de première pression à froid.

  • Mettre au soleil le jour; si vous en avez la possibilité, rentrer le bocal la nuit pour éviter les "chocs" de température. Les nuits sont fraîches actuellement.
  • Laisser macérer 3 semaines, au moins ;
  • Filtrer précautionneusement ;
  • Mettre dans des flacons colorés, étiquetés avec date de filtration, huile utilisée, etc., à l'abri de la lumière, et dans un lieu frais type cave, sellier, mais pas au réfrigérateur…

 

 

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20 septembre 2019 5 20 /09 /septembre /2019 14:12

Dimanche 8 septembre, Laurent Taillebois, adhérent à l'association Simplement, a donné une conférence en herboristerie sur le thème des simples; l'exemple pris était celui du plantain, herbe négligée et piétinée mais tellement utile.

A découvrir.

Les plantes médicinales de saison

 

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 15:24
Bonjour à tous,
 
Certains d’entre vous sont déjà au courant pour l’avoir vécu mais peut-être pas tous.
 
Parmi les “dernières paranoïas” des fraudes nous avons aujourd’hui la teneur en alcaloïdes pyrrolozydiniques (AP) dans les plantes.
 
Certains d’entre nous en ont déjà fait les frais et ont dû retirer la consoude et la bourrache suite à des analyses montrant des taux de AP trop élevés selon les “normes”.
 
Les AP seraient hépatotoxiques, mais combien de cas sont recensés? qui le sait? quelles études? Une récente étude précise que le danger est négligeable en cutané et par ailleurs, on retrouve entre autres ces AP dans les thés, les rooibos et le miel...
 
Alors aujourd’hui, pourquoi la consoude et la bourrache sont -elles mises au ban? et puis demain ???
 
Pourquoi est-ce que l’on s’obstine encore à chercher des noises à des producteurs, déjà en bio bien sûr, qui prennent soin de leurs plantes et de la terre, et qui n’ont jamais mis en danger personne?
 
Nous regardons passer les scandales sanitaires les uns après les autres alors que nous avons toujours la même épée de Damoclès sur les mises aux normes des étiquettes.
 
Nous ne pouvons vraiment plus nous taire et toujours retirer sagement de nos étals des plantes aromatiques et médicinales qui n’ont jamais menacé la santé de nos clients. 
 
Combien ont déjà dû retirer le bleuet, le plantain, le calendula, maintenant la consoude et la bourrache, et demain ?
 
Et lorsque les plantes sont autorisées, ce que l’on nous reproche, ce n’est même pas la qualité de nos produits, ce sont nos étiquettes!
 
Nous en avons vraiment marre de passer du temps syndical et du temps de producteur pour nous justifier, puis retirer des produits qui font du bien aux gens et qui ont fait leurs preuves depuis des siècles.
 
Nous ne pouvons pas accepter constamment ce deux poids-deux mesures entre les tolérances aux pesticides et autres produits dangereux de l’industrie chimique et dans le même temps l’interdiction de nos plantes jusque-là bienfaisantes et reconnues comme telles.
 
Nous ne voulons plus nous taire, nous ne nous tairons plus, un jour le bon sens reprendra ses droits!
 
Nous envisageons d’ailleurs avec Thierry de faire un communiqué de presse à ce sujet; c’est important, il faut encore et encore s’insurger sinon chacun face à son contrôleur ne peut pas s’en sortir.
 
Mais avant nous avons besoin de savoir:  depuis 35 ans d’existence du Syndicat et de vente de ces plantes, l’un d’entre vous aurait-il (elle) connaissance de problèmes hépatotoxiques liés à la bourrache et à la consoude chez vos clients ?
 
Merci de répondre juste par oui ou non sur ce lien : https://framadate.org/dgDjv26Zsix5jKX1.
Vous pouvez également laisser un commentaire/retour d'expériences avec votre nom sous les votes du sondage.
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Nous devons nous appuyer sur vos retours d’expérience, c’est notre base.
 
 
A bientôt, Simplement vôtre.
 
J.-François Roussot
Co-secrétaire général
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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 17:43

La sève de bouleau, c'est pour bientôt, vu que la lune change samedi!

Je vais donc percer mon arbre favori vendredi ou samedi selon le temps, on verra.

Egalement préparons nous pour l'ail des ours, car les feuilles pointent le bout de leur nez.

Les régals du printemps, c'est maintenant!

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 14:52
Fête des Simples 2014 à Fleury-la-Montagne (71),
27 et 28 septembre

 

Simples : Syndicat intermassif pour la promotion et l’économie des Simples

 

Fleury-la-Montagne est un petit village perché sur un coteau mâconnais ; on s’en souviendra de cette belle fête installée partout en chapiteaux entre les maisons, l’église, la place de la mairie, les champs et le cimetière. Le dimanche 28 septembre, il faisait beau et chaud, la foule était au rendez-vous, le terrain de camping  et les parkings étaient pleins. Producteurs, transformateurs, cueilleurs de plantes aromatiques et médicinales, associations d’herboristes et écoles,  magazines et libraires, cuisiniers et buvettes, tous se réjouissaient de ce rassemblement inouï et réussi.

 

La conférence de Thierry Thévenin

 

Ce dimanche matin, il y avait conférence de Thierry Thévenin, porte-parole des Simples (Syndicat des producteurs-cueilleurs de plantes médicinales, aromatiques, alimentaires, cosmétiques et tinctoriales, qui travaille selon un cahier des charges écologique extrêmement strict en matière de protection de l’environnement, de préservation des ressources floristiques, de qualité de la production et de respect du consommateur), producteur-cueilleur lui-même de plantes médicinales, herboriste et botaniste de terrain depuis plus de vingt-cinq ans.

 

 Le thème était l’histoire de l’herboristerie.
Plutôt que de résumer la conférence très riche de Thierry Thévenin, je vais citer quelques passages. Se soigner par les plantes, c’est non seulement un savoir ancestral humain mais aussi animal. Les scientifiques étudiant les chimpanzés ont remarqué qu’ils utilisaient 80 plantes pour leur bien-être.  Depuis les débuts de l’humanité, les hommes se soignent par eux-mêmes avec des pratiques ancestrales que l’on retrouve dans toutes les civilisations et qui subsistent encore dans les sociétés primitives. Mais dès l’Antiquité, l’urbanisation accélère la différenciation des tâches, ce sont des personnes différentes qui cueillent et qui soignent. Médecine et pouvoir vont ensemble, religion et pouvoir aussi. La tendance à contrôler la médecine s’instaure et continue encore de nos jours.

 

 Au Moyen Age, les universités délivrent des diplômes de médecin à Paris, Lyon et Montpellier, dont sont exclus les femmes et les juifs. La profession de médecin reconnue par le roi marginalise les « herbiers » et les apothicaires, qui se voient interdits de prescrire des plantes par ordonnance. De même sont rejetés les « bonnes femmes », les médecins juifs et les rebouteux. Une femme nommée Jacqueline Félicie est condamnée à mort par la médecine de Paris, déclarée ignare, inculte parce qu’elle ne parlait pas le latin. A Toulouse, 400 femmes sont brûlées en une journée.
 

Herboristes sous tutelle

 

Au XVIIIe siècle, toutes les corporations sont abolies en 1791, mais très vite la corporation des médecins et pharmaciens est rétablie. Sous Napoléon, sont créées les écoles de pharmacie, et les herboristes ont leur place dans les facultés ; ils resteront sous tutelle des pharmaciens pendant 150 ans.

 

Au XXe siècle, c’est l’invasion technologique, les conditions de vie dans les usines sont terribles et les produits industriels envahissent les pharmacies. La profession de pharmacien est majoritairement masculine, alors qu’il y a de 4 à 10 fois plus de femmes chez les herboristes. En 1941 est supprimé le diplôme d’herboriste. La médecine s’industrialise. Cependant dès la fin des années 1960 les plantes reviennent en force avec des voix qui les portent : Dr Henri Leclerc, Pierre Lieutaghi, Dr Nature (Valnet), Mességué, Yves Rocher, etc.

 

Conférence de l'après-midi

 

Après l’interruption du déjeuner, nous nous retrouvons sous le grand chapiteau pour la dernière conférence-table ronde avec de nombreuses personnalités :

 

Gérard Ducerf, botaniste de terrain, formateur en botanique, plantes médicinales et alimentaire. Diagnostics de sols. Ecrivain.

 

Philippe Plat, vétérinaire phytothérapeute (utiliser le bio-végétal pour guérir le bio-animal).

 

Aline Mercan : tout en exerçant la médecine générale, Aline Mercan est doctorante en anthropologie bioculturelle au CReCSS sous la direction d’Alice Desclaux. Son premier axe de recherche est l’anthropologie de l’action l’humanitaire. Son mémoire de master a ainsi été consacré aux activités d’ONG oeuvrant au Tibet. Elle a réalisé plusieurs évaluations d’actions de développement sanitaire utilisant des méthodes qualitatives (Mongolie et Tunisie). Son deuxième axe de recherche est centré sur les pharmacopées des CAM et des « médecines traditionnelles », à travers une approche combinant ethnobotanique, anthropologie du (phyto)médicament et anthropologie des sciences. 

 

Anne-Catherine Martin, médecin homéopathe, anthroposophe ;  il faut trouver la plante qui va aider la personne à guérir.

 

Maria Kinieren, guérisseuse indienne Mapuche ;
et Ruth Stegeds, animatrice du débat.

 

Le thème retenu était celui de la fête 2014 : Plantes et santé.

 

L’animatrice a d’abord suggéré au public de poser ses questions afin que les intervenants répondent globalement  et chacun suivant son domaine, une seule question pouvant avoir plusieurs réponses.

 

A la question de la disponibilité de la ressource, Thierry Thévenin a répondu que cette interrogation était évidemment primordiale. Nous sommes déjà 7 milliards d’êtres humains ; quelles quantités de plantes seront collectées par la suite ? Prenons l’exemple d’Arnica montana, c’est une plante précieuse, il faut donc l’utiliser avec parcimonie. Qu’en sera-t-il avec la libération de 400 plantes sur le marché ?

 

Médecines orientales à la mode

 

Aline Mercan parle des modes actuelles pour les médecines orientales : ayurvédique, chinoise, etc., qui mettent en danger les ressources. La flore himalayenne est pillée, vendue sur Internet sans contrôle des ressources ni protection. Par exemple, Harpagophytum est menacé.

 

Maria Kinieren confirme qu’au Chili il y a surexploitation des ressources en direction de l’Europe.

 

Thierry Thévenin explique que les Simples étudient avec les cueilleurs un projet nommé « Flores » de protection de la ressource.

 

Qualité des plantes dans un environnement pollué : pour M. Ducerf, heureusement il existe des endroits où la nature peut absorber la pollution (nature-tampon). La plante peut acquérir en zone polluée d’autres propriétés.

 

Mot d'ordre : résistance

 

De nombreuses questions sont encore posées pour lesquelles je n’ai pas pris de notes. Mais le sens est donné : nous devons résister le plus possible, nous unir contre la marchandisation du monde, respecter la nature et protéger la planète pour nos enfants et petits-enfants.

 

Dernière question importante : où se tiendra la prochaine fête des Simples ? Pour l’instant, pas de proposition. Des applaudissements ponctuent la fin du rassemblement et la réussite de l’organisation.

 

Bibliographie : T. Thévenin, Plaidoyer pour l’herboristerie (Comprendre et défendre les plantes médicinales), Actes Sud, Domaine du possible, 2013 ; Les Plantes sauvages. Connaître, cueillir et utiliser, éd. Lucien Souvy, 2008.

 

Gérard Ducerf : Promonature : http://www.promonature.com
 
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Cadeau De La Terre

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