Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 21:11

 

Début avril 2016, j’ai suivi le stage de Nathalie Ruiz-Sialve, accompagnatrice en montagne, phyto-herboriste, naturopathe, membre du conseil d’administration de l’ARH, intitulé

 

Initiation à la gemmothérapie

 

Voici une présentation de ce stage dense et stimulant, important par l'enseignement autant que par les échanges humains. Ce résumé n'est pas suffisant pour pratiquer la gemmothérapie mais donne juste envie d'apprendre. 

Le mot gemmothérapie vient du latin gemma qui désigne à la fois le bourgeon et la pierre précieuse.

Le mot gemma se rapporte aussi au sel gemme et à la résine obtenue par incision des troncs de pin maritime (le gemmage).

Le mot gemme est à l’origine du mot « gemmule » qui désigne le bourgeon.

La gemmothérapie est une science qui a cinquante ans d’existence, c’est une médecine non conventionnelle fondée par le docteur Pol Henry, homéopathe belge (1918-1988), qui établit une correspondance entre l’évolution de la nature et les réactions immunitaires d’un patient face à la maladie.

Elle n’a pas de reconnaissance en médecine moderne car aucune étude en double aveugle n’a été réalisée, cependant il y a eu plusieurs études pharmaceutiques.

Reprenant les études réalisées depuis le Moyen Age, Pol Henry va utiliser les bourgeons et jeunes tissus de végétaux. Il met au point une technique d’extraction propre aux tissus embryonnaires.

En effet, les bourgeons et les jeunes pousses des végétaux contiennent toute la puissance de la future plante, l’extrait gemmothérapique constitue un concentré d’informations puisqu’il renferme le potentiel de développement de toute la plante.

Le tissu embryonnaire possède un spectre d’action plus vaste que chacune des parties de la plante prises isolément.

Il y a deux sortes de bourgeons : le bourgeon floral (fleur) qui a un aspect plus rond et plus large que le bourgeon végétatif (feuilles). En gemmothérapie on utilisera uniquement le bourgeon végétatif.

Le bourgeon floral est différencié, il a perdu sa capacité à être la plante entière et ne permet plus la croissance, il a privilégié la reproduction sexuée (toutes les parties d’une fleur sont donc des feuilles à fonctions spécifiques).

Dans le bourgeon, plein de bonnes choses :

  • présence d’acide nucléique ;
  • vitamines ;
  • oligo-éléments ;
  • présence d’acides aminés, facteurs de croissance (arginine, proline, alanine) ;
  • minéraux.

Le bourgeon contient toutes les substances qui permettent à un organisme végétal de s’auto-générer : actions de régénération, de rénovation et d’anti-vieillissement recherchées pour l’homme.

Un organe jeune, en bonne santé, est fait de tissus denses, aux cellules réunies. Un tissu vieilli, altéré, engendre sclérose et fibrose. La gemmo stimule le fonctionnement cellulaire, régénère les cellules et améliore les liaisons entre elles.

Elle agit sur tous les tissus embryonnaires et pas seulement sur l’organe concerné, elle fait « passer » un message général aux cellules et contribue à améliorer leur communication.

Totale innocuité de la gemmo

La gemmothérapie a été conçue à l’origine comme une méthode de drainage par des médecins homéopathes.

On retrouve dans différentes médecines (médecine des druides, yoga tantrique, médecine tibétaine, médecine védique…), la théorie des 3 corps, 3 tissus et 3 phases ainsi que les 3 courants énergétiques.

Les préparations de bourgeons se font sous forme de macérât glycériné qui stimule les organes d’élimination, exerce une action drainante et aide à la désintoxication de l’organisme.

Propriétés de la gemmothérapie :

  • optimiser et relancer un des mécanismes fondamentaux du vivant : l’auto-réparation ;
  • éliminer les déchets.

Mais attention, si l’organe est trop abîmé, si le système immunitaire est trop bas, le recours à l’allopathique est nécessaire, pour que l’auto-réparation fonctionne il faut qu’il y ait une capacité associée.

Exemples de drainage :

Le foie : bouleau, romarin, genévrier ;

Les reins : bouleau (EIT), genévrier, frêne ;

La peau : orme, noyer, cèdre ;

Les poumons : viorne lantane, charme, noisetier.

Eléments de bibliographie :

Guide de dendrologie, en deux volumes, de Marcel Jacamon ;

Connaissance de la forêt, éd. La Maison rustique ;

Traité de  gemmothérapie, de Philippe Adrianne ;

Rajeunir nos tissus avec les bourgeons, guide pratique de gemmothérapie familiale, par Max Tetau.

 

Médecine et cuisine, tout un programme!
Médecine et cuisine, tout un programme!
Médecine et cuisine, tout un programme!

Médecine et cuisine, tout un programme!

Repost 0

Cadeau De La Terre

  • : Blogueuse en herbes
  • Blogueuse en herbes
  • : Prendre soin de soi par les plantes, herboriser, déguster les plantes sauvages comestibles.
  • Contact

Recherche